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J’ai toujours cette musique dans la tête, d’Agnès Martin-Lugand

27 mai 2020
J'ai toujours cette musique dans la tête - COTTON CANDY blog lifestyle, lecture et maternité

Quel bonheur de retrouver un roman d’Agnès Martin-Lugand sur ma table de nuit ! C’est un peu l’une de mes auteurs chouchou du moment.

Sur le blog, je vous ai déjà parlé de mes précédentes lectures, vous pouvez d’ailleurs retrouver mes différentes chroniques sur le sommaire, si cela vous intéresse.

Quatrième de couverture

Yanis et Véra s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Mais Yanis, autodidacte talentueux dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse le chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre.
Saura-t-il échapper à une spirale infernale ?
Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

Extrait

Il était venu là pour se faire une idée de leur travail. Savoir s’il pouvait confier à ce cabinet d’architectes, dont il entendait de plus en plus parler, la rénovation totale de l’immeuble délabré dans lequel il avait récemment investi. Un seul des deux associés, celui qui lui faisait face, monopolisait la parole. L’autre paraissait fade à côté ; il l’occulta totalement.

Mon avis

Dès le début de la lecture, on découvre les personnages de Yanis et Luc, en plein environnement de travail. Ils présentent un projet à un certain client : Tristan. Dès cette rencontre, j’ai senti que ce personnage aurait un rôle important dans le roman et (spoiler) je ne me suis pas trompée ! Rapidement, on découvre également Véra (la femme de Yanis et sœur de Luc), qui prend petit à petit sa place dans le roman.

Le lecteur comprend rapidement que le couple Yanis et Véra va être au centre de l’intrigue. Dès les premières pages, Tristan les observe, tel un rôdeur, avec une attitude bizarre. Il va également prendre part à leur histoire, au fur et à mesure des pages. C’est d’ailleurs sa présence qui apporte du sel et du piquant au roman. Avant cela, le couple formé par les deux protagonistes semble assez plat, sans relief. On a l’impression d’assister à une histoire d’amour parfaite.

Assez rapidement, le titre du roman prend une réelle signification : les personnages principaux (Véra et Yanis) l’utilisent pour se dire qu’ils s’aiment. Malheureusement pour eux (mais tant mieux pour nous), le roman va vite prendre une toute autre tournure et gagner en intensité, en complexité. Finalement, en tant que lecteur, on n’assiste plus à une simple histoire d’amour banale, à en faire rougir plus d’un, mais bien à des obstacles face auxquels tous les couples sont confrontés. Certes, tous les couples ne rencontrent pas un Tristan dans leur vie, mais c’est une sorte de métaphore de ce que doivent parfois surmonter les couples.

Ce roman est bien plus profond qu’une simple histoire d’amour. Il va au-delà des apparences et nous en apprend davantage sur le bien-fondé du couple. La confiance et la parole, le dialogue, sont la clé d’un couple qui fonctionne. Malheureusement, Véra et Yanis l’apprennent ici à leurs dépends.

Avec le sujet profond que traite ce roman, on peut dire que j’ai (à partir d’un certain moment) été totalement embarquée avec les personnages, dans leur histoire. Encore une fois, Agnès Martin-Lugand nous offre non seulement un moment agréable mais également une belle leçon de vie !

En bref

Après un début un peu “mou” pendant lequel il m’a fallu rentrer dans l’histoire, je me suis sentie totalement happée par la vie de Véra et Yanis, à tel point que je dévorais le roman sans compter les pages…

Le personnage de Tristan apporte du piquant et donne davantage de relief à l’intrigue. C’est finalement grâce à son intervention, que le roman nous tient en haleine un bon moment. Je déplore seulement la façon dont il est entrée dans l’histoire. J’ai senti dès son apparition, que ce ne serait pas un personnage lambda, croisé par hasard dans la rue par Véra ou rencontré à son bureau par Yanis.

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2 commentaires

  • Reply Audrey 28 mai 2020 at 8 h 26 min

    Coucou
    Je n’ai jamais lu cette auteure bien qu’on en entende parler partout !
    Merci pour ton avis
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

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