Books reviews

Dead lines – Arthur Ténor

23 novembre 2019
Dead Lines roman horreur - Cotton Candy blog lifestyle lecture et maternité
Dead Lines
Arthur Ténor
Gulf Stream Edition
03 octobre 2019
208


Il y a quelques semaines, j’ai entamé la lecture d’un nouveau roman, Dead Lines, classifié comme “jeunesse”. C’est une lecture assez étonnante mais toujours dans un genre que je lis assez peu.

Classifié sur le site de l’éditeur comme étant un roman fantastique d’horreur, Dead Lines s’adresse à des lecteurs de 13 ans et plus. De ce fait, qu’en ai-je pensé ? Je vous livre mon avis dans l’article et, comme d’habitude, si vous ne souhaitez pas en découvrir trop sur l’histoire, je vous conseille de vous rendre directement à la rubrique “Conclusion”.

Résumé - books review - Cotton Candy

Dead Lines

« Ce qui est incroyable avec les êtres humains, et pas seulement les faibles ou les naïfs, c’est qu’on a beau leur annoncer avec la plus grande clarté à quelles conséquences désastreuses vont les mener leurs erreurs, ils les commettent quand même. »

Aurélien, quinze ans, n’est ni une tête brûlée ni un irresponsable. Ce jour-là pourtant, il entre dans un monde souterrain et dangereux, celui de l’Internet caché, autrement appelé le Darknet. On y trouve de tout, le meilleur comme le pire, surtout le pire d’ailleurs ! Comme ce roman d’horreur signé Balthazar Natas qui fonctionnerait « comme une drogue à accoutumance ». À 0,12 € le premier chapitre, Aurélien se laisse tenter. Quand il s’aperçoit que ce qu’il lit résonne étrangement dans ce qu’il vit, il se précipite pour acheter la suite. Mais chaque chapitre coûte le double du précédent. Sans le savoir, Aurélien a mis le doigt dans un engrenage macabre. Parviendra-t-il à s’en libérer à temps ? Source

Mon avis - books review - Cotton Candy

Le résumé présent sur la quatrième de couverture a quelque chose d’alléchant. En effet, il nous promet un moment de lecture enivrant, qui doit nous transporter (presque) en enfer. Mais a-t-il réellement tenu ses promesses ?

L’histoire racontée dans Dead Lines aborde le thème de l’addiction aux écrans (et plus particulièrement à la tablette), au travers de l’achat d’un roman qui rend son lecteur dépendant. Tout au long du roman d’Arthur Ténor, on prend conscience de l’addiction qu’éprouve un jeune garçon, Aurélien Coquelin, à un livre qui le met en son centre. Il se retrouve tel le héros principal, et est poussé dans ses retranchements. Il doit faire face à des dilemmes, loin d’être évidents à gérer.

Son addiction va le plonger dans une sorte d’état second, comme si tout ce qu’il faisait dans le roman qu’il lit, avait une importance sur sa vie réelle. L’auteur de ce roman-emprise, Balthazar Natas, n’est autre que l’acronyme de “Satan”. Cela donne une plus grande consistance à l’histoire. Néanmoins, en tant que lectrice et spectatrice extérieure de la déchéance d’Aurélien, je n’ai pas été embarquée totalement dans son délire presque paranoïaque.

Au fil de l’histoire, on rencontre différents personnages. Celui qui occupe la plus grande place du roman est donc Aurélien Coquelin, le jeune homme qui décide d’acheter un roman, vendu par chapitre. Autour de lui, on retrouve son meilleur ami, Kader, ses parents et son grand frère, Raphaël. Puis d’autres personnages ont leur place également, non seulement dans la vie réelle d’Aurélien, mais aussi dans le roman qu’il lit de Balthazar Natas. Ce sont des personnages secondaires mais qui ont cependant un rôle essentiel à l’histoire et font le parallèle entre les deux mondes : celui dans lequel vit Aurélien et celui qui appartient à l’histoire qu’il lit.

La plupart n’est, à mon sens, pas assez travaillée et mériterait de gagner en consistance afin de rendre l’histoire davantage réelle. Peut-être que d’autres lecteurs ne seront pas du même avis mais, en ce qui me concerne, l’imagination a primé par rapport aux détails donnés par l’auteur. Toutefois, cela peut être une interprétation qui se défend : Arthur Ténor a choisi de ne pas donner une trop grande consistance à ses personnages afin de laisser une certaine part d’imagination au lecteur.

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, il faut bien avouer qu’il est assez léger, facile à lire et extrêmement fluide. L’histoire peine à se mettre en place durant les premiers chapitres et quelques répétitions apparaissent alors comme maladroites. Il me semble également avoir décelé quelques erreurs orthographiques (déformation professionnelle…), mais qui n’ont en rien entravé ma lecture. J’ai seulement trouvé cela dommage.

Conclusion

Malgré des passages quelque peu longs, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman et à plonger dans la tourmente d’Aurélien Coquelin. Même si je n’ai pas été totalement emportée dans l’histoire, il faut bien avouer qu’Arthur Ténor a su proposer un synopsis assez original. N’étant pas une grande fan du roman d’horreur, j’ai néanmoins été attirée par le côté “enquête policière” qui se dégageait du résumé présent sur la quatrième de couverture. Et, au fil des pages, cela a tenu ses promesses.

En effet, la fin de Dead Lines est quelque peu inattendue. Elle ne m’a pas surprise mais plutôt déçue. Durant tout le roman il se passe des événements que le lecteur n’a pas pu prévoir et qui pourtant se sont parfaitement intégrés à l’histoire. Peut-être est-ce dû au public auquel s’adresse ce roman…? Néanmoins, je tiens à souligner que j’ai passé un bon moment de lecture, divertissant et sans prise de tête, comme peuvent parfois l’être les romans policiers.

15 / 20

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